zoeroseamarseille

LONELY PLANET : un guide sans voyage ...

   Non mais, à qui peut-on se fier ? Si on ne peut même plus se fier aux guides de voyages ?
En même temps, j'ai toujours eu l'impression que les adresses mises en avant avaient été sélectionnées parce qu'elles avaient payé ou qu'elles appartenaient à un membre de la famille de l'auteur. Mais là, quand même ... le mec n'a même pas pris la peine de se rendre dans le pays qu'il devait décrire !!!!
... Non, il ne s'y est pas rendu ... mais je commence à me demander s'il n'a pas eu raison ... le pays en question était : LA COLOMBIE !!! et par les temps qui courent, la Colombie me fout grave la trouille !!! (certes, le courage ne fait pas partie de mes qualités les plus développées ...). Je sais bien qu'on ne peut pas réduire un pays entier à ses terroristes ! mais j'y peux rien, j'suis une trouillarde ...

En tout cas, la révélation faite par ce monsieur risque de jouer un sacré mauvais tour aux guides Lonely Planet en particulier mais le doute risque de planer sur l'ensemble des ouvrages du même thème ...

  (article : 24heures.ch) Un auteur de guides des éditions Lonely Planet, bible des voyageurs, révèle avoir "inventé" une bonne partie de ses écrits. Il a même rédigé l'un de ses ouvrages sans avoir mis les pieds dans le pays qu'il était censé faire découvrir.

Dans les colonnes du journal dominical australien "The Sunday Times", Thomas Kohnstamm, qui a collaboré à la rédaction d'une dizaine de guides portant sur des pays de l'Amérique du Sud et des Antilles, reconnaît aussi avoir bafoué l'une des règles d'or de Lonely Planet consistant à refuser de voyager aux frais des autres.

L'auteur affirme dans son nouveau livre intitulé "Les Ecrivains de Voyage Iront-Ils en Enfer ?" ("Do Travel Writers Go To Hell?") qu'à une occasion au moins, il ne s'est même pas rendu dans le pays dont il a écrit le guide de voyage.

"On ne m'a pas offert assez d'argent pour me rendre en Colombie. J'ai donc écrit le guide à San Francisco, à partir d'informations puisées auprès de ma petite amie de l'époque qui faisait un stage au consulat de Colombie", raconte Kohnstamm.

Lonely Planet affirme avoir procédé à une relecture attentive des ouvrages écrits par l'auteur en question, sans toutefois trouver d'erreurs, a précisé le "Sunday Telepgraph".

Lonely Planet vend plus de six millions de guides de voyage par an dans le monde en plusieurs langues, dont le français.

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PIERRE DESPROGES "Mon Trésor"

Pour rebondir sur le livre des Lettres d'Insultes cité plus bas dans ce blog, je ne peux résister au fait de partager avec vous cette lettre que Pierre Desproges (qui est à l'origine de beaucoup de mes larmes de rire !) destinait au Trésor Public :

Pierre Desproges
à Paris

à
TRESOR PUBLIC
Trésorerie Principale
Paris Cedex 09

Mon Trésor,

Merci de ta gentille lettre P14B 7624, elle m'a fait bien plaisir.

Pour les 1,30 francs que tu me dois, tu serais sympa de les virer à
mon compte bancaire le plus vite possible. Ce serait pour acheter une
demi-baguette à 1,90 francs avant que ça augmente encore. Avec les 35
centimes en trop, je pourrais avoir un roudoudou ou deux carambars, à
moins que je décide d'aider la recherche contre le cancer.

Ici, il fait un temps dégeulasse. J'espère qu'à Cedex 09 vous avez
beau temps.

Je te prie d'agréer, Mon Trésor, l'expression de mes sentiments
distingués.

Pierre Desproges

Ce "Manuel de savoir vivre à l'usage des rustres et des mal polis" est un pur régal !!! Que ceux qui ne connaissent pas Desproges se jettent dessus !
Pierre Desproges n'aime pas la guerre, les enfants, les cons, les vieux. Quoi donc de plus logique pour son premier livre que de prendre pour sujet l'usage des bonnes manières dans les situations les plus délicates :

"comment distinguer l'amour des toilettes ?"

"comment déclencher poliment une bonne guerre civile ?"

"comment vieillir sans déranger les jeunes"

"comment se suicider sans vulgarité".

Morceaux choisis :
"Plus le gradé a de barrettes, plus le salut doit être servile"

"l'hiver, les cons se massent sur les gradins et crient : allez les verts !"

"dès que vous sentirez venir la mort, ôtez vos dents en or, c'est une simple question de délicatesse."

Et puis moi, quelqu'un qui commence sa lettre destinée au Trésor Public par "Mon trésor", je ne peux pas résister !

Lui est mort mais ses écrits sont restés : profitons-en !!!

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TRES UTILE : Le Manuel des Lettres d'Insultes

Extraits des «Lettres d'insultes» de John-Harvey Marwanny
Vous n'avez pas été gâté par le Père Noël
«Petit Papa Noël,
A 6h ce matin, mes enfants m'ont réveillé en beuglant des chants de Noël, tout en faisant des sauts de cabris sur mes castagnettes. A 7h, j'ai eu le plaisir incomparable d'ouvrir mes cadeaux: un pull Jacquard façon Laurent Fabius, une cravate de notaire et un ensemble eau de toilette savon après rasage de chez Carouf.»

Votre patron vous tape sur le système
«Gros connard,
c'est le cœur léger que je t'écris aujourd'hui pour te présenter ma démission. Je ne sais pas ce qui a pu me retenir dans cette boîte à caca pendant toutes ces années (...). Mon poisson rouge s'épanouit plus en cinquante minutes dans son bocal que moi pendant toutes ces années à bosser pour un goret pareil.»

Je ne suis pas sûre que Monsieur Marwanny garantisse le succès de l'opération, mais en tout cas ça libère !!!

Deux ouvrages sont présentés dans cet article de 20minutes. Mon instinct me pousse vers le 1er bouquin mais ma raison (clairement moins rigolote que mon instinct) m'ordonne de ne me fier qu'au livre de Francis Lefebvre "Toutes les lettres pour agir". Je dois vous préciser que je me fais souvent chier grave avec ma raison ...

La couverture des    «Insulter, tout un art». La phrase mise en exergue sur ce drôle de livre annonce la couleur: il s'agit d'un recueil de «Lettres d'insultes» à destination de - au choix - la SNCF, le Père Noël qui a oublié que c'était censé être Noël pour vous aussi, votre patron qui vous «tape sur le système», votre propriétaire qui a «encore augmenté votre loyer» ou ces fichus médias qui «défendent des petits points de vue d'intellectuels foireux en tapant sur tout ce qui n'est pas bien pensant».

Le livret, hilarant, disponible autour du 10 avril moyennant 5 euros, fait état des situations malencontreuses vécues par n'importe quel citoyen normalement constitué (visite à l'ANPE, billet de train impossible à échanger, boîte électronique saturée de mails, pertes récurrentes au Loto). Et même si ces «lettres d'insultes» sont impossibles à envoyer dans la réalité, sous peine de brouille définitive, ou de procès pour calomnie, elles ont le mérite de défouler. C'est le résultat de l'ironie piquante d'un certain John-Harvey Marwanny, auteur au nom américanisé (il s'appelle en fait Jean-Hervé Marouin) qui habite à Rennes et qui édite, sur un ton professoral remanié au dix-huitième degré, des ouvrages aux titres surréalistes (un agenda intitulé «365 Jours pour réussir, madame»; «La méthode Marwanny pour gérer le changement dans la continuité»; «La méthode Marwanny pour accompagner, et (re)cadrer les membres de son équipe»).

Correspondance casse-tête


Cependant, ce «guide pratique de correspondance institutionnelle et commerciale» a beau n'avoir qu'une vocation humoristique, il pose une vraie question: comment communiquer avec les institutions et les services commerciaux réputés injoignables ou/et inopérants?

Face à ce défi aussi exaspérant qu'un casse-tête chinois, un autre guide pratique («Toutes les lettres pour agir», éd. Francis Lefebvre, 26 euros) consacre 508 pages à donner des exemples de lettres-types «juridiquement irréprochables» adaptées à toute forme de réclamation (contester une facture, suspendre sa ligne de téléphone, demander un délai aux impôts, etc.).

Le match entre lettres officielles et lettres d'insultes


Prenons un exemple. Pour refuser l'augmentation d'un loyer, les «lettres d'insulte» recommandent de s'adresser ainsi à son propriétaire: «Vos caniches nains de l'agence immobilière Couëssin du Boisirou nous ont fait parvenir votre augmentation de loyer sans le moindre retard (...). J'aurais aimé en tout cas que vous soyez aussi enthousiaste quand je vous tiens au courant de toute sorte de travaux à effectuer. Depuis quatre ans maintenant, vous vous gardez bien de donner le moindre signe de vie quand un nouveau pan de l'appartement tombe en ruines.»

Pour une réponse plus efficace et moins «personnelle», préférez la préconisation de «Toutes les lettres pour agir» qui conseille une formulation du type «le montant proposé me paraît excessif par rapport aux loyers du voisinage. Vous trouverez ci-joint cinq références démontrant qu'un loyer mensuel de (...) serait déjà dans la moyenne supérieure».

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L'IDEOLOGIE de Stéphane Osmont

Le Capital  J'avais adoré LE CAPITAL de Stéphane OSMONT
(amazon.fr) A travers les aventures de Marc Tourneuillerie, patron de la plus grande banque européenne, ce roman est la satire la plus féroce, la plus drôle et la plus efficace que l'on ait jamais écrite sur le monde capitaliste actuel. On y découvre la vie d'un établissement financier où la soif d'argent et de pouvoir s'habille des atours de la rationalité gestionnaire. On y évolue dans les milieux de l'élite économique et de la jet-set internationale entre Paris, Londres, New York, Davos, Tokyo... On y vit dans les paradis artificiels de la drogue, les images artificielles d'Internet, la bulle artificielle des fortunes éphémères, le temps artificiel du décalage horaire, le sexe artificiel des fantasmes délirants. On y réalise que les nouveaux jeux vidéo sont en train de tuer nos enfants, les nouvelles valeurs de tuer notre humanité, les nouvelles idoles de tuer nos désirs... et que nous sommes peut-être tous devenus des monstres. Bienvenue dans le monde merveilleux du capitalisme à ciel ouvert Stéphane Osmont, qui a connu de l'intérieur l'univers dont il nous révèle les entrailles, signe avec ce premier livre hallucinant sa version romanesque de " l'horreur économique "

  Stéphane OSMONT vient de sortir son dernier roman qui clôt sa trilogie sur le monde moderne ( Le Capital, Le Manifeste, L'Idéologie).
GQ dit de ce dernier opus : "Stars du CAC40, obsédés morbides de Kurt Cobain ou Tupac Shakur et cyberlibertains se croisent sur la toile et dans ce roman foisonnant qui doit autant au conte paillard qu'au thriller à suspens. Décodant au passage, et avec malice, les ressorts de la démocratie d'opinion et de la société en temps réel."

Très tentant ce dernier OSMONT !!!

 

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Comment se Faire des Ennemis ? de Toby Young : HUMOUR, PLUME, AUTODERISION que c'est bon !!!

 

Dans ma quête du « divertissement pour oublier » j'ai décidé d'aller rechercher dans ma bibliothèque un livre que j'aurais lu il y a un certain temps (pour que l'histoire ne soit pas trop présente dans mon esprit), qui m'avait amusé, et que je prendrais plaisir à relire (à cette heure-ci les librairies sont fermées, et moi ... faut que je me divertisse, bordel de merde !!! Mon mari s'est endormi, y a rien à la télé ... vite un livre !!!).

Me voici donc, fouillant au milieu d'œuvres de qualité variable : Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé (très bon livre, mais pas super drôle ...), ... tiens, « les quatre vérités » et « pensées secrètes » de David Lodge (j'aime énormément David Lodge, mais il me faut du léger, du très léger pour aérer mes neurones déprimés), ... oups ! la série complète de « l'accro du shopping » ... alors ça, pour le coup, c'est léger !!! mais de là à relire ... Les grands classiques, les Philippe Roth, les Houellebecq, « une vie française », « un secret », « une pièce montée », « l'élégance du hérisson » ... non ! je veux me distraire ! mais ... qu'est-ce que je vois  ... ? OUI, OUI, OUI !!!!

Voilà la perle que je cherchais ! Mais c'est bien sûr !

COMMENT SE FAIRE DES ENNEMIS de Toby Young

Toby Young

Ecrivain et journaliste anglais

Avant de se lancer dans la littérature, Toby Young s'est fait virer de nombreux journaux et magazines, notamment le Times of London' et 'Vanity Fair' ! Il est actuellement reporter pour 'GQ' et critique de théâtre pour le 'Spectator'.

Résumé du livre

Comment se faire des ennemis... L'histoire hilarante de cinq années passées à descendre inexorablement l'échelle sociale new-yorkaise. De journaliste de magazine de luxe à essayeur de jouets érotiques interactifs. Ce n'est pas seulement une collection d'anecdotes teintées d'auto-dérision, c'est également un règlement de comptes avec la culture de la célébrité et du faux-semblant, en direct de la gueule du loup

Ce livre est drôlissime !

Belle plume, autodérision, auteur anglais ... tout y est pour que le divertissement soit complet !

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PETITE ANGLAISE : enfin une histoire qui finit bien ! enfin, ça dépend pour qui ...

  En parcourant le site de RUE89 j'ai découvert la jolie histoire de PETITE ANGLAISE, soit Catherine Sanderson. Voici l'article qu'elle a écrit : 

Virée à cause de mon blog, je tiens à remercier mon boss

Par Petite Anglaise (Blogueuse)  

Lorsque j'ai déballé les premiers exemplaires de mon livre, "Petite Anglaise", tiré du blog du même nom, c'était une évidence pour moi que mon ex-employeur devrait être parmi les heureux élus à recevoir une copie dédicacée. Stylo en main, j'hésitais entre "Merci pour tout!" ou bien "Jamais je n'aurais pu réaliser mes rêves sans vous".

Vous vous souvenez peut-être de "l'affaire Petite Anglaise", tel qu'elle a été baptisée par Maître Eolas, l'avocat blogueur qui en a fait une cause célèbre.

Rappelons les faits: en avril 2006, le cabinet britannique d'experts-comptables où j'exerçais depuis quatre ans mon métier de secrétaire bilingue a pris connaissance de l'existence de mon blog, un journal pas si intime où quelques milliers de lecteurs se rendaient tous les jours pour lire les petites vignettes de ma vie quotidienne de maman célibataire expatriée à Paris.

En rentrant de ma pause déjeuner, j'ai été convoqué par l'un des associés du cabinet. Il a glissé entre mes mains un courrier m'avisant de ma mise à pied conservatoire (terme que j'ai dû chercher dans mon dictionnaire en rentrant, déboussolée, à la maison). "Nous estimons que votre blog nuit à l'image de notre cabinet", m'a-t-il expliqué, en prononçant le mot "blog" comme s'il s'agissait de quelque chose de malsain, voire insalubre. Mon licenciement -pour faute grave- était envisagé, et je serais convoquée à un entretien préalable, dix jours plus tard.

Ce soir-là, j'ai passé en revue tous mes billets portant sur le travail

Affolée, j'ai proposé de retirer le peu que j'avais écrit sur la vie du bureau de mon blog, mais la décision était formelle. On m'a accordé cinq minutes -de quoi rassembler mon sac, le gribouillage de ma fille collé au-dessus de mon bureau, mon manteau, mon Bescherelle- et ensuite on m'a conduite à la porte.

Ce soir-là, j'ai passé en revue tous mes billets portant sur le travail.

J'avais décrit l'ambiance "so british" des lieux: le portrait de la reine dans un couloir, la présence de chocolat Cadbury's et de thé Tetley dans la cuisine.

J'avais partagé quelques anecdotes auto dérisoires, telle ma chute dans les escaliers du bureau (je me suis évanouie et j'aurais ronflé), ou le jour où, en réglant le matériel de vidéoconférence, j'aurais diffusé par inadvertance mon décolleté.

J'ai rougi, certes, en lisant ma description de l'associé qui m'avait notifié de ma mise à pied: "de la vieille école, un amateur de fixe-chaussettes... avec la fâcheuse habitude de traiter les secrétaires bac+4 de "dactylos").

Je regrettais également d'avoir raconté mon absence du bureau -le temps d'un après-midi- pour rencontrer un amant dans un hôtel.

A mon sens, il y avait suffisamment de pièces à conviction pour me valoir un entretien disciplinaire. Mais certainement pas de bonnes raisons à m'écarter brusquement des lieux et m'accuser d'avoir terni l'image de l'entreprise. Mon blog était, après tout, anonyme (même s'il m'était arrivé de publier une photo ou deux), et je n'avais jamais identifié ni mon employeur, ni quiconque de son personnel, n'ayant même pas dévoilé son activité. Un passage devant les prud'hommes allait certainement s'imposer.

La presse anglaise s'est amusée à reproduire les billets "compromettants"

Munie de ma lettre de licenciement (dans laquelle, finalement, mon ex-employeur a opté pour un licenciement pour "cause réelle et sérieuse", citant comme motif principal une "perte de confiance" à mon égard), j'ai rencontré plusieurs avocats. Non seulement pour parler d'une éventuelle assignation devant les prud'hommes, mais pour m'assurer qu'il ne pourrait pas y avoir de poursuites judiciaires si je parlais de mon licenciement sur mon blog.

Une fois ce point vérifié et le solde de tout compte encaissé, j'ai décidé de saisir les prud'hommes -par principe, même si mon avocat semblait loin d'être sûr que j'obtiendrai gain de cause- et de raconter ma mésaventure sur mon blog.

Dans les jours qui ont suivi, mon blog a été inondé de visiteurs du monde entier. La presse anglaise s'est amusée à reproduire les billets "compromettants" en me baptisant "la Bridget Jones parisienne". Parcourant mes centaines d'emails de soutien, je suis tombée sur un message provenant d'une maison d'édition britannique: "Vous voulez écrire un livre tiré de votre blog?" D'autres ont suivi et, après une vente aux enchères, j'ai fini par signer un contrat pour écrire deux livres édité par Penguin, poids lourd de l'édition anglaise.

Mon passage aux prud'hommes a eu lieu en mars 2007 (lorsque j'étais en train d'écrire le dernier chapitre de mon livre), et quand le conseil a rendu son délibéré, mon ex-employeur s'est vu condamné à me verser un an de salaire de dommages intérêts.

En effet, il n'a su apporter aucun élément de preuve pouvant démontrer que l'écriture du blog Petite Anglaise a nui soit à mon travail, soit à l'image du cabinet. Maître Eolas n'était pas le seul à remarquer que le cabinet s'était tiré une balle dans le pied: "Si dommage à leur réputation il y a eu, elle ne résulte que de leur décision de licenciement qui a attiré sur eux l'attention des blogs et de la presse internationale."

A peine deux ans plus tard, voilà "Petite Anglaise" confortablement installé au rayon biographie des libraires anglaises, avec des éditions à paraître dans neuf autres pays courant 2008. Pour ma part, je ne peux pas m'empêcher de penser que mon ex-employeur m'a fait une fleur le jour où il a découvert mon blog et pris la malheureuse décision de me licencier.

? Petite Anglaise. In Paris. In Love. In Trouble de Catherine Sanderson - éd. Michael Joseph -362 p.

Je ne connaissais pas ce blog, mais je souhaite une très longue carrière d'auteur à cette sympathique "Petite Anglaise" !

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Un livre que j'aime : UN ROMAN RUSSE d'Emmanuel Carrère

Emanuelle Carrère

J'aime infiniment ce livre.

"Un roman russe est un livre qui a du souffle, de l'érudition, de l'envergure" ... une merveille !

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CD OUT : le surprenant come-back du vinyle

  On annonçait sa mort en 1985. Vingt-deux ans plus tard, le disque vinyle ne s'avoue toujours pas vaincu. Plus étonnant encore, des observateurs toujours plus nombreux suggèrent que, dans dix ans, les vénérables 45 et 33 tours auront survécu au CD, présenté à l'origine comme un fossoyeur et lui-même balayé par le téléchargement en ligne.

Les ventes de galettes numériques sont en effet en chute libre depuis le début du siècle. Alors qu'il s'en écoulait encore 20 millions en Suisse en l'an 2000, ce nombre a déjà fondu de moitié, à 11,4 millions en 2006.

Comparé à cette Berezina, le vinyle fait l'objet d'un étonnant retour en grâce. Il ne représente certes plus que 0,2 % des ventes d'albums aux Etats-Unis [contre 10 % pour le téléchargement et 89,7 % pour les CD, selon Nielsen SoundScan], mais la progression a été vive cette année, atteignant 15 %. Le magazine Time, qui consacre un article à ce come-back inattendu, n'en revient pas : les ventes de la chaîne de disquaires indépendants Newbury Comics sont par exemple en hausse de 37 % cette année, et le patron du label indépendant Matador Records [Cat Power, Mogwai, Belle and Sebastian, entre autres] avoue ne plus pouvoir répondre à la demande. Dans la foulée, Amazon.com s'est mis à en vendre en octobre dernier et propose déjà plus de 220 000 titres.

Selon les statistiques de la Fédération internationale des producteurs de disques (IFPI), il se serait vendu 20 000 vinyles en Suisse en 2006. Un chiffre qu'il convient en fait de doubler, selon son représentant Beat Högger, puisque la majorité des petits distributeurs indépendants ne font pas partie de l'association.

L'ironie de ce retour en grâce est double, puisque ses fidèles historiques - les DJ adeptes du scratch à la main - s'en détournent aujourd'hui au profit de platines numériques [voir l'article du Monde daté du 2 janvier 2008]. Source d'une branchitude retrouvée, c'est le grand public qui l'apprécie à nouveau pour la profondeur du son.

Les ventes en Angleterre battent en brèche toutes les prévisions. Non seulement les disques vinyles s'y vendent très bien, mais c'est le petit format du 45 tours, avec un morceau par face, qui emporte la palme. En cinq ans, le nombre de singles vendus sur vinyle a été multiplié par cinq outre-Manche, dépassant le million d'exemplaires pour la première fois depuis 1998. Le score est peut-être modeste comparé à la période de gloire du vinyle, en 1979, lorsque Art Garfunkel en vendait à lui seul ce nombre avec "Bright Eyes". Il s'écoulait alors 89 millions de vinyles dans le monde. Mais ce come-back a tout de même de quoi susciter des convoitises. Comme une consécration, les 45 tours sont réapparus dans les bacs de HMV sur Oxford Street et, l'an dernier, les deux tiers des singles vendus en Angleterre par les Arctic Monkeys étaient des vinyles. (article : COURRIER INTERNATIONAL)

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"MADAME, MONSIEUR, BONSOIR ..." : Les meilleures phrases du livre sur TF1

La couverture du livre  (article : LENOUVELOBS)  Dans "'Madame, Monsieur, Bonsoir...', les dessous du premier JT de France" (Editions Panama, 168 pages, 15 euros), un collectif de cinq journalistes de TF1, réunis sous le nom de Patrick Le Bel, raconte l'ambiance qui règne dans la chaîne. "Toute ressemblance avec des personnages existant est purement fondée", préviennent les auteurs. Morceaux choisis.

Propos des auteurs

Sur les relations avec Nicolas Sarkozy

Le 6 mai 2007. "Dans les salons réservés aux VIP, le champagne coule à flot depuis 18h30. Les sondeurs ne peuvent plus se tromper. On ne fête pas la fin d'une campagne électorale, on fête bien l'élection de Nicolas." (...) "Sur le plateau, Claire et Patrick ont voulu également se joindre à la fête et n'ont pas attendu 20 heures pour déboucher le champagne, sous le nez de dizaines de techniciens éberlués par autant d'indécence".

Sur Jean-Pierre Pernault

"Son côté beauf décomplexé de droite le rend presque sympathique."

"Lunatique mais jamais méchant, il réserve volontiers ses piques au 20 heures qui l'a longtemps méprisé."

Sur PPDA

"Irascible. Chacun dans la rédaction s'attache à prévenir ses colères ; on les craint. Destructrices, blessantes."

"Il est vrai que Patrick n'a plus tellement besoin de sortir de l'argent de sa poche...Il adore voyager et croule sous les invitations de presse : week-end de ski à Val d'Isère, inauguration d'un nouveau Sofitel à Essaouira, il accepte les sollicitations les plus diverses. Et toutes les boîtes de com' le savent."

Sur Claire Chazal 

"Elle connait ses limites : les amis, le pouvoir. Que préfère-t-elle ? Ses amis ou le pouvoir ? Elle n'a jamais vraiment eu à se poser la question. Ses amis sont au pouvoir."

Sur Patrick Le Lay

"Jean-Marie Le Pen, lui, a toujours bénéficié d'un accueil chaleureux, c'est un ami du président, la Bretagne peut-être. Le Lay profite souvent de sa présence pour inviter d'autres amis et les lui présenter."

"Patrick le Lay a réussi, avec le temps, à imposer la seule organisation qui vaille à ses yeux. Un salarié de TF1, ça ferme sa gueule ou ça s'en va."

Sur Robert Namias

"Il fait ce qu'on lui demande de faire, c'est le secret de sa longévité."

"'Anti Sarkozy', Robert ne l'est pas. Ou plus, depuis quelques mois. Le revirement date de mars environ, lorsque les sondages ont donné de manière fiable une large avance au candidat de l'UMP pour la présidentielle."

Sur l'ambiance à TF1

"Les caméras, elles, sont visibles. On en compte des dizaines, le long des couloirs, dans les parkings...Tout virus étranger est identifié dans la seconde (...) Alors 'on se retrouve aux toilettes', sanctuaire plutôt féminin où l'on peut verser quelques larmes."

"La politique. Un Etat dans l'Etat. Inutile de chercher à intégrer le service si vous n'avez pas fait vos preuves de petits soldats .Le chef c'est le pouvoir en place - l'Elysée, pas d'autre. La mission : aucune vague, rester discret."

Propos attribués à PPDA

"On ne pense pas ici. On fabrique un journal."

Propos attribué à Robert Namias

"Libération est un 'torchon'."

"Ce qui ne passe pas sur TF1 n'existe pas"

Propos attribués à Jean-Pierre Pernault

"Les fonctionnaires sont payés à rien foutre, les flics sur la route sont des racketteurs (c'est aux vieux qu'il faudrait supprimer le permis), les agriculteurs ne sont jamais contents, les hommes politiques, loin des vrais gens."

Propos anonymes attribués à des journalistes de TF1

"Je ne reconnais plus la rédaction. Lorsque j'entre dans le parking, j'ai mal au ventre."

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CECILIA/SARKOZY : les meilleures phrases du livre RUPTURE de DARMON et DERAI

(article : lenouvelobs)  Dans "Ruptures", (éditions du Moment, 186 pages, 16,50 euros) Michaël Darmon, grand reporter à France 2, et Yves Derai, éditeur, grand reporter au Nouvel Economiste, font le récit des relations de Cécilia et Nicolas Sarkozy, depuis l'arrivée à l'Elysée jusqu'à leur divorce. Extraits.

Propos attribués directement à Cécilia Sarkozy

"Je pense que ce n'est pas ma place. Ce n'est plus ma place. Et comme l'ont dit souvent les journalistes et les chroniqueurs, on a élu un homme et non un couple."

Propos des auteurs

"Oui, cette journée de printemps 2007, celle dont Nicolas Sarkozy rêvait depuis trente ans, consacre en une seule clameur son triomphe politique et sa défaite sentimentale."

"Cécilia, elle, reste en retrait et tient la main de Michèle Alliot-Marie avec laquelle elle a tissé des liens d'amitié. MAM prend alors une initiative courageuse. Elle rapproche Cécilia de son mari et unit leurs mains tout en reculant."

"Cécilia est surnommée 'le spectre' par ses détracteurs qui dénoncent sa mainmise sur la campagne, aidés de ses alliés qualifiés de 'marquis'".

"Un par un les conseillers du ministre de l'Intérieur la saluent. Un par un, elle leur accorde une évaluation et un statut: "Pas confiance", "pas sûr". A ceux qu'elle a décidé de tester, elle dit : 'je ne sais pas si je peux t'embrasser'."

"'Reste' lui dit-il. Pour toute réponse, Cécilia a reculé d'un pas. 'Ce n'est pas la peine.'"

"A l'heure dite, le président se présente devant le juge. Il est calme mais livide. Il propose à Cécilia un dernier tête-à-tête avant de commettre l'irréversible (...) Nicolas Sarkozy joue son va-tout (...) Cécilia Sarkozy est ébranlée. Elle retrouve en ces instants d'une incroyable intensité le Nicolas émouvant et généreux qui l'a séduite vingt ans plus tôt. Puis elle se ressaisit. De retour dans le bureau du juge, elle suggère d'en finir."

"Elle se demande par moment si elle ne vient pas de commettre une grave erreur."

"Cécilia impose sa volonté à la présidence de la République. Le premier texte évoquant la 'séparation' du couple est par elle jugé trop flou. Elle le fait savoir."

"Depuis leur divorce, ils ne se parlent plus directement."

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